Actualités & Communiqués
16 janvier 2026
Carrières de la Clarté : un appel aux souvenirs... et des questions sur la suite
Le Télégramme du 13 janvier 2025 annonce que la mairie de Perros-Guirec lance, via son service culturel, un appel à témoignages et à documents sur les carrières de la Clarté, près de Keroulou.
👉 Article : « Carrières de granit : Perros-Guirec lance un appel aux souvenirs »
Sur le principe, cette démarche patrimoniale est intéressante. Mais elle interpelle aussi, car elle s'inscrit dans une communication plus large autour d'un « grand projet » touristique et d'aménagement.
Dans le débat local, le secteur de Keroulou est parfois évoqué comme un point possible pour compenser des places de stationnement perdues à Ploumanac'h. Construire des parkings sur des terres agricoles serait un choix lourd, peu cohérent avec l'objectif affiché de sobriété et de protection des paysages.
Souvenez-vous aussi de l'article du Trégor du 17 avril 2025 : il y était question d'un parcours dans les vallées des Traouïero valorisant les « énergies renouvelables » avec trois types de moulins (à mer, à eau, à vent), et d'un ajout thématique autour du granite rose.
La communication doit, en outre, aller vite (date limite annoncée au 31 janvier 2026), ce qui laisse craindre une volonté d'avancer sans véritable débat public, malgré les questions très concrètes des riverains, des propriétaires et des usagers des vallées.
Lors des cérémonies de vœux, trois éléments ont retenu l'attention :
- le 9 janvier : diffusion en boucle d'un film de drone survolant la lande de Ploumanac'h et les vallées des Traouïero ;
- le 12 janvier : mise en avant du 17 février 2025, date de remise du schéma d'intention paysagère par Alain Freytet ;
- en revanche, aucune mention du 3 juillet 2025, jour de l'entrée du Conservatoire du littoral dans les vallées.
Pour notre collectif, l'enjeu reste le même : éviter l'artificialisation, la surfréquentation et la transformation d'un espace fragile en produit touristique. Bonne année 2026, Monsieur Léon.
7 janvier 2026
Entretien des chemins : ce que dit la convention de 1989
C'est clair, les propriétaires n’ont aucune responsabilité dans l’entretien des chemins !
Pour l’entretien des chemins, tout est prévu dans la convention de 1989 (page 7) :
Donc, lorsque Erven Léon et ses employés prétendent qu’ils auraient négocié avec des propriétaires la réouverture des chemins après la tempête Ciaran, c’est faux.
Ils inventent un problème qui n’existe pas. Ils avaient le droit d’être missionnés par le conseil départemental pour intervenir sans demander l’accord des propriétaires.
De même, pendant des années, deux employés municipaux de Perros-Guirec et un employé municipal de Trégastel assuraient ponctuellement l’entretien courant des sentiers sous la direction de Monsieur Bonnin du Conseil Départemental. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Mais on ne sait pas pourquoi.
Erven Léon nous dit qu’il y aurait maintenant une situation d’insécurité. Peut-il expliquer pourquoi il pouvait faire avant les travaux de sécurité, et maintenant il ne le pourrait plus ?
Dit autrement, aujourd’hui Erven Léon ne veut pas faire à ses frais les travaux pour assurer la sécurité des chemins ouverts au public, mais demain, si c’est le Conservatoire du Littoral qui devient propriétaire, Erven Léon fera à ses frais ces travaux pour assurer la sécurité des chemins ouverts au public.
Comme vous voyez, il n’y a pas de différence. La sécurité ne dépend pas du propriétaire, elle dépend de la volonté de Perros-Guirec.
Donc comme il n’y a pas de différence entre les travaux à faire selon l’identité des propriétaires, ce n’est donc pas la sécurité qui intéresse Erven Léon.
S’il veut un autre propriétaire, c’est qu’il veut autre chose qu’il ne peut pas vous dire clairement pour le moment : un avantage très substantiel, essentiel et déterminant pour le développement touristique de sa station.
A vous de deviner : serez-vous aussi imaginatif qu’Erven Léon ? On vous donnera la réponse bientôt.
3 janvier 2026
Vœux du maire : les vallées des Traouïero au cœur de la communication
Retrouvez le sujet des vallées des Traouïero dans les vœux du maire de Perros-Guirec. Il en parle à 5'30" dans sa vidéo de 11 minutes.
Quelle belle vue d'un poumon vert réservé aux promeneurs et aux cavaliers. Mais alors où est l'atteinte à l'environnement ?
Certains sentiers ne seraient pas en mauvais état si Perros-Guirec faisait respecter la convention de 1989 qu'elle a signée.
Quant à l'image du coureur (qui n'est pas un promeneur), est-ce l'annonce d'un changement de vocation pour les vallées : parcours touristique et parcours sportifs ?
Attention, rien n'est innocent dans les communications d'Erven Léon.
1er janvier 2025
La fréquentation du Grand Traouïero : le grand n’importe quoi !
La convention de 1989 a été signée entre :
- le Conseil Départemental des Côtes d’Armor,
- la commune de Perros‑Guirec,
- la commune de Trégastel,
- chaque propriétaire.
Plutôt qu’un long discours, voilà de quelle manière les collectivités publiques ont défini elles‑mêmes la manière de circuler dans la vallée (page 5 de la convention) :
Est‑ce que cela correspond à la fréquentation que vous pouvez constater ? Certainement pas.
Si on est piéton, c’est en promeneur qu’on vient. Les cheminements piétons et cavaliers sont différents pour des raisons de sécurité. Donc, pourquoi les collectivités ont‑elles balisé des trails ? Pourquoi ont‑elles laissé se pratiquer le géocaching qui fait sortir des chemins ? Pourquoi laissent‑elles pêcher dans les cours d’eau et les retenues d’eau ? Pourquoi laissent‑elles circuler les vélos, les cyclo‑cross, les VTT ? Etc.
Pourquoi le Conseil départemental ne porte‑t‑il pas à la connaissance du public cette réglementation ? Pourquoi cautionne‑t‑il la dérive impulsée par Erven Léon ?
30 décembre 2025
Erven Léon et la parole publique : la convention qu’il veut faire oublier
Erven Léon invoque la parole publique pour jurer de sa bonne foi : il aurait mieux fait de se taire. Petit retour en arrière pour comprendre.
Le 16 octobre 1987, une tempête d’une violence exceptionnelle frappait la Bretagne, surnommée par la suite « l’ouragan de 1987 ». La vallée du grand Traouïero fut refermée par les arbres brisés ou déracinés. Le conseil départemental s’est alors impliqué pour que la vallée rouvre au public.
Le Département a réalisé de gros travaux de dégagement des chemins uniquement. Parallèlement, une convention a été signée en 1989 pour organiser la gestion de la vallée. La commune de Perros‑Guirec y décidait explicitement de s’impliquer. Donc, quand Erven Léon et ses employés prétendent qu’il n’y aurait aucune convention signée par Perros‑Guirec et qu’ils auraient dû « négocier avec les propriétaires », c’est un gros mensonge.
Ci‑dessous, côte à côte pour les besoins du post, la copie de la signature d’Yvon Bonnot en qualité de maire de Perros‑Guirec (page 9 de la convention) et la copie du rappel de son habilitation par le conseil municipal (page 3).
Erven Léon nous montre là qu’il est capable de ne pas respecter la parole publique, contrairement à ce qu’il a affirmé dans la dernière demi‑heure du conseil municipal du 13 novembre 2025 à propos du projet touristique d’ampleur. La convention était valable pour une durée de 25 ans, reconductible automatiquement sauf opposition expresse et motivée d’une des parties, après un processus de conciliation.
La première période s’est donc terminée en 2014. Avec son renouvellement automatique, la convention est valable jusqu’en 2039. Là encore, comme cette convention gêne Perros‑Guirec, Erven Léon et ses employés préfèrent dire qu’elle est oubliée, caduque, etc., pour ne pas respecter les engagements qu’elle comporte et faire oublier leurs responsabilités. C’est ce qu’on vous montrera dans le prochain post.
26 décembre 2025
Le Conservatoire du Littoral face à ses contradictions
Le Conservatoire du littoral poursuit un objectif affiché : devenir propriétaire du « tiers naturel », c’est‑à‑dire d’un tiers de l’espace littoral. Mais cette ambition se heurte à une contradiction évidente : l’établissement ne dispose pas des moyens financiers suffisants pour entretenir ces biens, alors que, dans le même temps, les règles des plans locaux d’urbanisme protègent déjà largement le littoral breton.
Le moulin à marée du Minaouët, à Trégunc, illustre cette impasse. Ce moulin classé du XVIe siècle, acquis par le Conservatoire en 2020 pour un euro symbolique, s’est partiellement effondré début décembre 2025. Le Télégramme du 10 décembre 2025 relate la colère de l’association des Amis du Patrimoine de Trégunc, ainsi que celle de la mairie.
« Empêtré dans des études techniques et surtout dans la recherche de financements, apprend‑on tout récemment, le Conservatoire, presque six ans plus tard, en est toujours à la case départ, avec les conséquences immédiates que l’on connaît. »
— Le Télégramme, 10/12/2025
Le Conservatoire du littoral admet n’avoir vu les problèmes qu’après le rachat. Avant l’effondrement, les travaux étaient évalués à 500 000 €, auxquels s’ajoutent désormais des interventions d’urgence avec hélicoptères (Le Télégramme, 15/12/25). Face à l’inertie du propriétaire, la mairie de Trégunc a dû contacter elle‑même les entreprises pour faire exécuter les travaux en toute hâte et stopper la chute : un avertissement clair pour les communes qui croiraient avoir affaire à un partenaire fiable. Le Conservatoire s’estime « responsable mais pas coupable ».
« Pourquoi acquérir des biens dont on connaît l’état de fragilité pour ne pas s’en occuper ? On pouvait quand même entreprendre un minimum de travaux au fil des ans. »
— Loïc le Goff, président des Amis du Patrimoine de Trégunc (France Bleu)
« On avait connaissance de la fragilité de la digue et du moulin. On n’est pas complètement surpris de ce qui s’est passé. »
— Michel Peltier, délégué Bretagne du Conservatoire (Le Télégramme, 7/12/25)
Traduction : tout peut s’écrouler, c’est comme ça. Michel Peltier assure par ailleurs que tout aurait été mis en œuvre pour trouver des financements, « malgré sa valeur patrimoniale intéressante et locale » (France Bleu). Une formule qui sonne comme un mépris du patrimoine breton pour justifier l’inaction. Dans la même veine, il renvoie la responsabilité sur les autres : « il faudrait peut‑être lancer un appel à dons ou à généreux mécènes » (France Bleu).
Le conseil municipal de Trégunc, le 16 décembre 2025, exprime son mécontentement. Les élus doivent voter en dernière minute une demande de subvention pour la rénovation du moulin : des travaux estimés à 180 000 € avec un financement partagé (un tiers État, un tiers Conservatoire, un tiers commune). Plusieurs élus critiquent vivement le Conservatoire, propriétaire défaillant de ce fleuron du patrimoine local. L’adjoint Yannick Sellin s’insurge contre son incapacité à « anticiper et réagir » et demande s’il contribuera à rembourser les sommes avancées par la commune. Le conseiller municipal Nicolas Dagorn résume : « Le Conservatoire du littoral est très bon pour acheter des terrains, mais pour l’entretien de leur patrimoine, il n’y a plus personne. » (Le Télégramme, 19/12/2025)
Au‑delà du cas du Minaouët, la question demeure : pourquoi viser toujours plus d’acquisitions si l’on n’est pas en capacité d’entretenir ce que l’on possède déjà ? Le « tiers naturel » ne peut pas devenir un alibi si, sur le terrain, le patrimoine s’effondre.
🔗 Source : Le Télégramme, 10/12/2025
15 décembre 2025
Une carte interactive pour comprendre d’un coup d’œil les zones écologiques
Pour aider chacun à se repérer dans la jungle des sigles ZNIEFF, Natura 2000 et ENS, le collectif met en ligne une nouvelle carte interactive des vallées des Traouïero. Elle superpose ces trois zonages écologiques au périmètre d’intervention foncière voulu par le maire et au calque « sortie du chapeau », qui montre les parcelles ajoutées sans justification écologique.
Cette carte vient en complément de trois articles détaillés publiés ces derniers jours :
En cochant ou décochant les différents calques de la carte, chacun peut vérifier par lui‑même qu’aucune de ces trois zones écologiques ne correspond au périmètre de préemption affiché. L’outil permet de visualiser très concrètement quelles parcelles relèvent réellement de protections écologiques existantes et lesquelles sont simplement intégrées au projet, alors même qu’elles sont déjà entretenues et préservées par leurs propriétaires.
🗺️ Explorer la carte interactive des vallées des Traouïero
11 décembre 2025
Périmètre de préemption du Conservatoire du Littoral : le grand cafouillage d'Erven Léon (épisode ZNIEFF)
Lors du conseil municipal du 13 novembre, Erven Léon a présenté une nouvelle justification du périmètre de préemption demandé par le Conservatoire du littoral : il correspondrait, selon lui, à la zone d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF).
Une ZNIEFF est pourtant d’abord un inventaire scientifique de milieux remarquables, qui ne se confond ni avec un zonage d’urbanisme ni avec un périmètre de préemption.
« et ça, et ce, et ce périmètre correspond, correspond parfaitement à, à cette zone, enfin, parfaitement dans les grandes lignes à cette euh … »
— propos d’Erven Léon, conseil municipal du 13 novembre
Eh bien non, ce n'est toujours pas le bon périmètre. Les deux ZNIEFF des vallées des Traouïero représentent environ 77 hectares. Or, le périmètre d'intervention foncière demandé par le Conservatoire couvre environ 143 hectares, soit presque le double.
On est donc très loin d’un simple « dans les grandes lignes » : la surface concernée et les enjeux pour les habitants n’ont plus rien à voir.
Petit détail qui n'en est pas un : il y a deux ZNIEFF distinctes, l'une sur le grand Traouïero, l'autre sur le petit. Entre les deux, ce n'est pas une ZNIEFF : on y trouve des habitations, des jardins, des vergers, des potagers… des lieux de vie entretenus par leurs propriétaires, qui ne sont pas des friches à « sanctuariser » sur le papier.
Au lieu d'essayer de trouver une justification écologique qui ne tient pas, Erven Léon ferait mieux de reconnaître que son projet est avant tout économique et touristique.
Les cartes montrent clairement que l’on dépasse largement le cadre des seules zones écologiquement remarquables pour englober des propriétés privées déjà préservées par leurs occupants.
Après les contours de ce projet qui « n'existe pas » selon Erven Léon, on va quand même le présenter, à suivre…
📎 Source cartographique de la ZNIEFF :
Visualiseur Géoportail (couche ZNIEFF)
8 décembre 2025
Après Natura 2000, la suite : Les zones ENS sont bien plus réduites que le périmètre d'intervention foncière
Après la confusion entretenue autour de Natura 2000, une nouvelle approximation est apparue dans les prises de parole d’Erven Léon et du Conservatoire du littoral : tous deux disent que leur périmètre d'intervention correspond aux zones espaces naturels sensibles (ENS) du Département, ou s’en inspirerait largement. Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », cette présentation est inexacte, et la carte le montre très clairement.
Les ENS (espaces naturels sensibles) sont des zones définies par le Département pour protéger des milieux remarquables ou fragiles. Ce dispositif, financé notamment par une taxe départementale, permet au Département d’acheter des terrains, d’y organiser la gestion écologique et, lorsque c’est pertinent, d’ouvrir certains secteurs au public. Le périmètre d’un ENS est strictement délimité par délibération et ne concerne que des espaces ciblés : il ne s’agit ni d’un blanc-seing pour urbaniser ailleurs, ni d’un prétexte pour étendre indéfiniment des droits de préemption.
À Perros‑Guirec, la carte officielle est sans appel : en rouge apparaissent les zones de préemption ENS, et en violet le périmètre d’intervention foncière demandé pour le Conservatoire du littoral sous le boulevard des Traouïero. Sur ce secteur, le périmètre violet couvre un espace 4 à 5 fois plus vaste que les ENS. Dire que l’un correspond à l’autre revient donc à effacer cette différence majeure de surface et de portée.
En dehors des zones en rouge, la quasi‑totalité du secteur est déjà protégée par les règles d’urbanisme. Ce n’était pas le cas avant 2017, mais aujourd’hui il est déjà interdit d’y construire de nouveaux bâtiments. Les habitants ne demandent pas à bétonner : ils entretiennent leurs jardins, potagers, vergers et prairies sans les abîmer. C’est pourtant sur ces terrains, déjà préservés, que le nouveau périmètre de préemption voudrait désormais pouvoir intervenir.
Pour le collectif, l’enjeu est clair : au nom de la « biodiversité » et de la « protection de la nature », on ouvre la possibilité, à moyen ou long terme, de prendre des jardins, des potagers ou des vergers pour les intégrer à un grand projet touristique dans les vallées des Traouïero. La question posée aux habitants est simple : faut‑il vraiment étendre encore les outils de préemption sur des espaces que les riverains protègent déjà, alors même qu’aucune demande de construction nouvelle n’existe ?
👉 Données officielles des zones de préemption ENS dans les Côtes‑d’Armor :
jeu de données ENS sur data.gouv.fr
3 décembre 2025
Natura 2000 : les vallées des Traouïero ne sont pas concernées
Lors du conseil municipal du 13 novembre 2025, le maire Erven Léon a affirmé que la zone Natura 2000 « correspondrait au périmètre d’intervention foncière du Conservatoire du littoral ».
Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », c’est factuellement faux : la zone Natura 2000 se situe au nord des deux moulins à marée de Perros‑Guirec et de Trégastel, et couvre notamment le port de Ploumanac’h. Les deux vallées des Traouïero, elles, se trouvent clairement au sud de cette zone.
En réalité, pas un seul mètre carré des vallées des Traouïero n’est classé en zone Natura 2000. Présenter le périmètre d’intervention du Conservatoire du littoral comme une simple traduction de Natura 2000 entretient donc une confusion majeure sur la nature du projet.
2 décembre 2025
Périmètre de préemption : jardins, potagers et assainissements dans la ligne de mire
Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », le périmètre de préemption demandé par le Conservatoire du littoral ne se limite pas aux sentiers ou aux bois : il englobe aussi des jardins, des potagers familiaux, des vergers, des prés et même des assainissements individuels.
Il arrive que la maison soit hors périmètre tandis que le jardin, ou l’aire d’épandage des eaux usées, se retrouve dedans. Il arrive même que le tracé passe au ras de la maison ou pas loin. Que vaut une maison qui n’a plus de jardin ? Que vaut un jardin sans maison ? Et que vaut une maison dont l’assainissement ne se trouve plus sur son propre terrain ? Pas grand‑chose, ni sur le plan financier, ni pour le projet de vie de ses habitants.
Le collectif dénonce un dispositif qui, au nom d’un projet présenté comme vertueux, affaiblit la position des propriétaires perrosiens et ouvre la voie à une pression foncière à bas coût.
30 novembre 2025
Conservatoire du littoral : que change vraiment son arrivée dans les Traouïero ?
On entend souvent que l’arrivée du Conservatoire du littoral dans les vallées des Traouïero « ne changera rien » pour les habitants et les propriétaires.
Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », c’est inexact : si de l’argent public est déjà dépensé aujourd’hui pour des esquisses d’aménagement, c’est bien que des travaux sont envisagés à court terme, alors même que la date à laquelle le Conservatoire deviendrait pleinement propriétaire des 147 hectares reste très hypothétique.
Une esquisse n’est pas un simple croquis sans effet : en urbanisme et en paysage, il s’agit d’une première étude de conception, qui fixe les grandes orientations d’un projet (nouveaux cheminements, parkings, ouvrages paysagers, etc.) sur un site donné.
C’est le stade où l’on choisit une stratégie d’aménagement et où l’on engage déjà des options lourdes pour l’avenir du lieu, même si les plans ne sont pas encore détaillés.
Or, les vallées des Traouïero sont déjà ouvertes au public grâce à la convention quadripartite (Perros‑Guirec, Trégastel, Département, propriétaires).
Si, demain, certains propriétaires refusent que leurs terrains soient remodelés, que les cheminements soient déplacés ou que les vallées soient davantage aménagées, une question se pose clairement :
le Conservatoire du littoral acceptera‑t‑il de revoir son projet ou recourra‑t‑il à la préemption et, en dernier ressort, à l’expropriation de ceux qui s’y opposent ?
C’est précisément pour éviter d’en arriver là que le collectif demande une véritable concertation avant toute décision.
29 novembre 2025
Vallées des Traouïero : une liste d’opposition se positionne
La liste d’opposition « Un nouveau regard pour Perros‑Guirec », qui se prépare aux prochaines élections municipales, consacre une communication aux vallées des Traouïero.
Elle affirme partager le constat du collectif citoyen « Traouïero pas sans nous » sur l’absence de concertation préalable et demande, comme lui, la suspension du projet et l’ouverture d’un véritable débat avec les habitants.
La liste critique les décisions actées en quelques minutes en conseil municipal et réclame un dossier complet (périmètre précis, financements, calendrier, plan de gestion écologique) avant tout engagement.
Elle insiste sur le fait que l’intervention du Conservatoire du littoral ne doit pas servir de prétexte à une nouvelle étape du surtourisme, et que les Traouïero doivent rester un site préservé et « intimiste ».
Le collectif « Traouïero pas sans nous » reste strictement apolitique et indépendant de toute liste.
Cette prise de position de l’opposition municipale montre toutefois que les demandes de transparence, d’association formelle des propriétaires et riverains et d’une réunion de tous les acteurs (Département, Conservatoire, communes, propriétaires) dépassent désormais le seul cadre du collectif et entrent dans le débat politique local.
👉
Lire la communication complète de la liste « Un nouveau regard pour Perros‑Guirec »
18 novembre 2025
Conseil municipal du 18 septembre : une vidéo toujours en ligne… mais vide
Le conseil municipal de Perros‑Guirec avait mis en ligne sur YouTube l’enregistrement audio de la séance du 18 septembre 2025, au cours de laquelle le maire s’exprimait longuement sur les vallées des Traouïero.
Or, aujourd’hui, si la vidéo apparaît toujours comme disponible, son contenu est totalement silencieux : il n’est plus possible de réécouter les échanges.
Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », cette situation pose un problème de transparence démocratique.
Les habitants ont le droit de vérifier calmement les propos tenus en séance publique, surtout quand il s’agit d’un dossier aussi sensible que l’avenir des vallées.
Le collectif demande donc à la mairie de remettre en ligne une version complète et audible de cette réunion ; à défaut, beaucoup pourraient penser que ce retrait n’est pas un simple incident technique.
🎥
Voir la vidéo du conseil municipal du 18 septembre 2025
13 novembre 2025
Fréquentation de la vallée : un compteur bien réel, malgré les démentis
Dans Le Trégor (6 novembre 2025), le maire de Perros‑Guirec affirme qu’« il n’y a pas de compteur de visites dans la vallée des Traouïero » et qu’en cas de surfréquentation « on limitera, on fermera les accès ».
Le même message est relayé par Ouest‑France (5 novembre 2025), qui évoque la possibilité de fermer des sentiers si un jour la fréquentation devenait trop forte.
Pour le collectif « Traouïero pas sans nous », c’est une nouvelle information erronée.
Un compteur automatique a déjà été installé par le Conseil départemental sur le Grand Traouïero, et les données de fréquentation sont suivies depuis plusieurs années, à l’époque même où Erven Léon était vice‑président du Département.
Le graphique ci‑dessous, qui couvre la période 2019‑2022, montre des dizaines de milliers de passages par an, avec un pic très marqué en été et une fréquentation significative le reste de l’année.
Ces chiffres existent, mais ils ne sont jamais évoqués lorsqu’il s’agit de justifier le projet de périmètre d’intervention ou de parler de « surfréquentation ».
Le collectif demande qu’ils soient rendus publics, assumés et discutés honnêtement, au lieu de prétendre qu’on ne disposerait d’aucun outil de comptage dans la vallée.
👉 N’oublions pas de signer et partager la pétition pour une gestion réellement transparente et respectueuse des vallées des Traouïero.
12 novembre 2025
« Il n’y aura aucun panneau » : le jeu des 7 erreurs
Dans un article du Télégramme (5 novembre 2025), le maire de Perros‑Guirec affirme qu’« il n’y aura aucun panneau indiquant la vallée des Traouïero, ni de communication particulière sur ce site » et met « au défi de trouver une seule signalétique sur les routes de Perros ».
Sur la page Facebook du collectif « Traouïero pas sans nous », nous avons pris cette phrase au mot en lançant un petit « jeu des 7 erreurs ».
En réalité, des panneaux indiquant la vallée des Traouïero jalonnent déjà les routes de Perros‑Guirec et de ses abords depuis des années.
Les sept vues ci‑dessous, issues de Google Street View, montrent qu’il existe bien une signalétique routière vers la vallée, parfois même doublée en breton.
Pour le collectif, ce décalage entre les déclarations officielles et la réalité du terrain illustre une nouvelle fois la difficulté à obtenir une information précise et sincère sur ce dossier sensible.
À chacun maintenant de juger s’il n’existe « aucun panneau » ou si, au contraire, la vallée est déjà largement fléchée… Rire ou pleurer ?
10 novembre 2025
Publication d’une nouvelle lettre ouverte aux élus
Le collectif « Traouïero pas sans nous » a rendu publique une seconde
lettre ouverte adressée aux élus de Perros-Guirec et du Département.
Cette nouvelle prise de position répond aux récentes déclarations du maire et de la conseillère départementale à l’environnement.
Elle détaille les contradictions entre les discours officiels et les documents votés, en particulier le périmètre d’intervention du Conservatoire du Littoral.
Le collectif y réaffirme son opposition à toute forme d’artificialisation des vallées et réclame
une concertation transparente avec les habitants, propriétaires et élus avant toute décision.
Cette lettre marque une étape importante dans la mobilisation locale.
📄
Lire la lettre ouverte du 9 novembre 2025 (PDF)
10 novembre 2025
La pétition dépasse les 500 signatures !
Grâce à votre mobilisation, la pétition « Non au grand projet touristique dans les vallées des Traouïero »
vient de franchir le cap symbolique des 500 signatures !
Ce succès témoigne de l’attachement profond des habitants et des visiteurs à la préservation de ces lieux exceptionnels.
Le collectif Traouïero pas sans nous remercie chaleureusement toutes celles et ceux qui ont déjà signé et partagé la pétition.
Votre soutien est essentiel pour faire entendre notre voix et convaincre les décideurs de revoir ce projet.
Continuons à faire connaître la démarche autour de nous : chaque signature compte !
👉
Signez et partagez la pétition
8 novembre 2025
Ouverture de la page Facebook du collectif
Le collectif « Traouïero pas sans nous » est désormais présent sur Facebook !
Cette nouvelle page permettra à chacun de suivre en temps réel l’évolution du projet, les actions engagées,
les nouvelles publications de presse et les appels à participation.
C’est aussi un espace d’échanges et d’information entre habitants, amoureux des vallées des Traouïero et défenseurs du patrimoine naturel local.
📢 Nous invitons toutes celles et ceux qui soutiennent notre démarche à s’y inscrire et à partager la page autour d’eux pour élargir notre mobilisation.
👉 Rejoignez la page Facebook « Traouïero pas sans nous »
4 novembre 2025
La lettre ouverte fait réagir
Ce matin, la lettre ouverte du collectif « Traouïero pas sans nous » a été transmise aux élus de Perros‑Guirec et au Conseil Départemental.
Elle a immédiatement suscité l’intérêt des médias locaux. Un premier article est paru à la mi‑journée dans Le Télégramme, suivi d’un second dans Ouest‑France.
D’autres prises de contact ont eu lieu en vue d’interviews et de reportages.
Au‑delà de la couverture médiatique, ce sont les enjeux qui mobilisent : préserver des milieux fragiles, refuser l’artificialisation et garantir une véritable concertation
avec les habitants. Le collectif appelle toutes les personnes attachées aux vallées des Traouïero à se tenir informées et à relayer la pétition.
« Les vallées des Traouïero doivent rester un lieu de nature et de calme, pas un produit touristique. »
📄
Lire la lettre ouverte du 2 novembre 2025 (PDF)